Les acteurs clés

 
 

Le constructeur (Prestataire)

Au terme d’une procédure de plusieurs mois, le consortium Tram’Ardent a été désigné comme prestataire et est désormais en charge de la construction du réseau électrifié entre Sclessin, Coronmeuse et Bressoux.

Tram Tram’Ardent

 

 

 

Ses points forts

  • Implantation locale
  • Composé d'entreprises implantées en région liégeoise depuis de nombreuses années

Le donneur d'ordre

En tant qu'acteur de la mobilité, du développement économique, social et durable en Wallonie, le TEC aura pour mission la gestion et l'exploitation du Tram.

La ville de Liège

La Ville de Liège soutient activement le projet du Tram, qui représente une plus-value pour la mobilité dans la Métropole liégeoise.

Le Partenariat Public-Privé (PPP)

Un PPP est un Partenariat Public-Privé. Celui appliqué dans le cadre du tram de Liège est le premier d’une telle envergure en Wallonie. Ce Partenariat Public-Privé est mis en place pour le financement du tram et de sa construction. Un PPP implique une grande relation de confiance, une collaboration étroite et de nombreux échanges entre le Prestataire Tram’Ardent et le TEC (Opérateur de Transport de Wallonie). Chacun y trouve des avantages, la population principalement.

Le PPP :

  • assure un respect des délais annoncés ; 
  • garantit des trams d'une grande qualité, propres et fonctionnels en permanence ;  
  • prévoit la maintenance et le renouvellement des rames en tout temps ;
  • permet de ne pas alourdir trop fortement l'endettement des finances publiques et donc de continuer à dégager des moyens pour d'autres projets profitables aux Wallonnes et Wallons.

Ce PPP est signé pour une durée de 31 ans. Durant cette période, le Prestataire reçoit une redevance du TEC dès la mise en service du tram et ce, en contrepartie de :

  • la construction,
  • la fourniture du matériel roulant,
  • le financement,
  • la maintenance de l'infrastructure et du matériel roulant pendant toute la durée du contrat.

Les procédures légales

Si le tram se concrétise aujourd’hui, c’est notamment grâce au passage de différents jalons administratifs dont la demande Permis unique et au préalable l’étude d’incidences sur l’environnement (EIE).

Pour le public, l’EIE a permis :

  • de s’informer et d’émettre des observations et suggestions concernant le projet 
  • de mettre en évidence des points particuliers qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences
  • de présenter des alternatives pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences

L’étude a eu pour mission de :

  • protéger et améliorer la qualité du cadre de vie et des conditions de vie de la population, pour lui assurer un environnement sain, sûr et agréable
  • gérer le milieu de vie et les ressources naturelles de façon à préserver leurs qualités et utiliser rationnellement et judicieusement leurs potentialités
  • instaurer entre les besoins humains et le milieu de vie, un équilibre qui permette à l’ensemble de la population de jouir durablement d’un cadre et de conditions de vie convenables
  • assurer un niveau élevé de protection de l’environnement et de contribuer à l’intégration de considérations environnementales dans l‘élaboration et l’adoption des plans et des programmes susceptibles d’avoir des incidences non négligeables sur l’environnement en vue de promouvoir un développement durable

Les principales conclusions de l’EIE :

  • La mise en œuvre du projet « tram » améliore la qualité de l’air au niveau local et a donc un impact positif au centre-ville.
  • Le projet pourrait avantageusement privilégier les techniques d’hydrologie douce pour les P+R de plein air. La mise en place de dispositifs de collecte des eaux de ruissellement, combinés avec une infiltration naturelle, permettrait de diminuer le volume renvoyé dans le réseau d’égouttage. Ces aménagements sont tout-à-fait compatibles avec la philosophie du projet en matière d’aménagements paysagers.
  • Les impacts sur le milieu biologique seront globalement faibles dans la mesure où la plupart des milieux traversés et contigus aux emprises du tracé du tram sont déjà extrêmement artificialisés par leur localisation dans un contexte urbain généralement dense. Au-delà de la préservation d’un maximum d’arbres, plus particulièrement les arbres remarquables, l’enjeu principal réside dans les possibilités d’accueil de la biodiversité dans les espaces disponibles accompagnant le projet.
  • Le tram constitue un vecteur de transformation du paysage urbain. Le projet constitue en effet une opportunité de réaménagement de l’espace public. Les auteurs de projet ont considéré un site qui dépasse largement l’espace dévolu au passage du tram. A de nombreux endroits, le projet permet de requalifier l’espace public et y apporter une plus-value, notamment dans les quartiers en friche, dans les quartiers dégradés, ou sur les grands axes au caractère fort routier et minéral : caractère moderne d’un transport en commun structurant, végétalisation de certains tronçons, réaménagement d’espaces publics, création d’itinéraires doux et de promenades, …
  • Trois effets importants du projet sur le milieu socio-économique : évolution de la fonction commerciale, création d’emplois directs et indirects et développement socio-économique des zones à enjeux.
  • A l’échelle du tracé du projet, le tram et ses stations sont à l’origine de pôles d’échanges dans lesquels, en plus de la station de tram, pourra se trouver un pôle bus, un P+R, une station de train, ou encore un Point Vélo. 12 stations du tracé de tram sont actuellement concernées par la mise en place de tels pôles d’échanges. Sur ces 12 pôles d’échanges, 6 ont été considérés comme étant à enjeux, soit au vu de l’offre importante proposée à l’arrêt (en termes de complémentarité avec un P+R, en termes de nombre et de fréquences de lignes de bus, etc.), soit car la demande future estimée dans le travail de modélisation du demandeur, exprimée en nombre total de montées/descentes aux arrêts à la pointe du matin, est importante. Il s’agit des pôles d’échanges suivants : Standard, Guillemins, Saint-Lambert, Place des Déportés, Coronmeuse, Droixhe.
  • Globalement, la mise en œuvre du projet aura un impact peu important sur le nombre total d’emplacements publics de stationnement puisque les suppressions directes en voirie seront, en partie, compensées par des recréations de poches de stationnement mais aussi, et surtout, par la création de P+R de grande capacité sur les antennes du tracé.